Garde des enfants à Bruxelles

Lors d'une séparation, la garde des enfants est une question centrale. Le droit belge favorise depuis 2006 l'hébergement égalitaire, à examiner en priorité, sauf si l'intérêt de l'enfant commande une autre solution.

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Le mot de Maître Satti

Vous vous séparez et vous ne savez pas encore comment organiser la garde de vos enfants avec votre ex-conjoint(e)? Vous recherchez un avocat à Bruxelles ou en région francophone pour vous accompagner dans la procédure de la garde des enfants ? Voici une série d’informations pour vous y retrouver.

Les droits en matière de garde et d'autorité parentale en Belgique

L'autorité parentale conjointe est la règle : les deux parents conservent leurs droits et devoirs envers l'enfant après la séparation, et prennent ensemble les décisions importantes (école, santé, religion, voyages…).

Distincte de l'autorité parentale, l'hébergement désigne la résidence concrète de l'enfant.

La distinction entre autorité parentale et hébergement se double d'un mécanisme pratique, la présomption d'accord. Selon l'article 373, à l'égard des tiers de bonne foi (une école, un hôpital, une banque), chacun des parents « est réputé agir avec l'accord de l'autre » lorsqu'il accomplit seul un acte relevant de l'autorité parentale. L'article 374, § 1er précise que cette présomption continue de s'appliquer lorsque les parents ne vivent plus ensemble.

Un parent qui inscrit seul l'enfant à l'école n'a donc pas à produire l'accord écrit de l'autre : le tiers peut le croire. La règle facilite la vie quotidienne, et elle explique aussi que certaines décisions soient prises sans que l'autre parent en soit averti.

La loi ménage des correctifs. En cas de désaccord, chacun peut saisir le tribunal de la famille, qui peut autoriser un parent à agir seul pour un ou plusieurs actes déterminés. À l'inverse, le tribunal peut désigner les décisions d'éducation qui ne pourront être prises que moyennant le consentement des deux parents.

L'hébergement égalitaire est privilégié

Depuis la loi du 18 juillet 2006, l'hébergement égalitaire (50/50, généralement par semaine alternée) est l'arrangement à examiner prioritairement, à condition qu'il serve l'intérêt de l'enfant.

Cet examen prioritaire obéit à plusieurs conditions. Il ne joue qu'à défaut d'accord : lorsque les parents s'entendent, c'est leur accord qui est homologué, sauf s'il est manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant. Il a lieu, en outre, « à la demande d'un des parents au moins », de sorte qu'il faut le demander, le tribunal n'y procédant pas d'office.

L'examen prioritaire n'est pas non plus une obligation d'accorder l'égalitaire. Si le tribunal estime que ce n'est pas la formule la plus appropriée, il peut fixer un hébergement non égalitaire, par un jugement spécialement motivé tenant compte des circonstances concrètes, de l'intérêt des enfants et de celui des parents.

Un ajout récent concerne les fratries. Depuis le 19 juin 2021, le même article prévoit que « lorsque les parents ont plusieurs enfants, le tribunal tend vers l'adoption d'un même régime pour tous les frères et sœurs », et qu'il précise le cas échéant « la manière dont les frères et sœurs entretiennent des relations personnelles entre eux ». La loi qui a introduit cette règle a, dans le même mouvement, reconnu aux frères et sœurs un droit propre d'entretenir des relations personnelles entre eux, à tout âge.

Hébergement non-égalitaire : dans quels cas ?

L'hébergement principal chez un seul parent peut être ordonné si :

- les distances entre les domiciles sont trop grandes

- l'âge du nourrisson l'impose

- des problèmes graves le justifient (violences, addictions…)

- les parents s'accordent sur un autre régime

Un hébergement inégal laisse l'autorité parentale intacte. Les deux questions restent séparées, et l'autorité demeure conjointe par défaut même lorsque l'enfant réside principalement chez un parent.

L'exercice exclusif de l'autorité parentale est une mesure distincte, que le tribunal peut confier à un seul parent à défaut d'accord ou lorsque l'accord lui paraît contraire à l'intérêt de l'enfant. Et même dans ce cas, la loi protège le parent qui ne l'exerce pas : le tribunal fixe les modalités selon lesquelles il maintient des relations personnelles avec l'enfant, et ces relations « ne peuvent être refusées que pour des motifs très graves ». Il conserve en outre le droit de surveiller l'éducation de l'enfant et peut obtenir de l'autre parent toutes informations utiles à cet égard.

Un point pratique se règle en même temps. Le juge détermine, « dans tous les cas », non seulement les modalités d'hébergement mais aussi le lieu où l'enfant est inscrit à titre principal dans les registres de la population. Ce choix emporte des conséquences administratives et fiscales, à mesurer au moment de la décision.

Autres systèmes de garde

D'autres formules existent : hébergement principal avec week-ends élargis, garde scindée (rare), garde alternée par mois, etc. Tout est négociable dans l'intérêt de l'enfant.

Comment Maître Satti vous accompagne

- Conseil sur le régime de garde le plus adapté à votre situation

- Négociation à l'amiable avec l'autre parent

- Représentation devant le Tribunal de la famille en cas de litige

- Demande de modification du régime de garde si la situation évolue

- Plan parental détaillé (vacances, jours fériés, anniversaires…)

Questions fréquentes

Depuis la loi du 18 juillet 2006, c'est la solution à examiner en priorité, sauf si l'intérêt de l'enfant commande autre chose. Non. Le tribunal « examine prioritairement » la possibilité d'un hébergement égalitaire, ce qui ne l'oblige pas à l'accorder et ne vaut donc ni principe ni présomption. Le titre même de la loi du 18 juillet 2006 va dans ce sens, puisqu'elle « tend à privilégier » l'hébergement égalitaire. Cet examen ne joue qu'à défaut d'accord entre les parents, leur accord étant homologué lorsqu'il existe, et il suppose une demande, le texte visant un examen « à la demande d'un des parents au moins ». À l'inverse, le tribunal qui écarte l'égalitaire statue par un jugement spécialement motivé, en tenant compte des circonstances concrètes et de l'intérêt des enfants comme des parents.

Le mot de Maître Satti

Garde des enfants à Bruxelles

Que vous soyez marié ou non, l’ hébergement et la garde des enfants se pose dans le cadre de chaque séparation . La conservation du contact et du lien avec votre enfant est bien entendu protégée par la loi belge.

Lors d’une situation de conjoints non mariés ou déjà divorcés , la procédure de la garde des enfants est traitée auprès du Juge de la Famille jusqu’à la majorité des enfants.

Durant la procédure de divorce pendant laquelle les ex-conjoints sont encore mariés , c’est le Tribunal de la Famille (région bruxelloise) qui est compétent pour statuer sur la garde des enfants. La définition de la garde des enfants prend tout autant place dans un divorce avec consentement mutuel que dans un divorce avec désunion irrémédiable . Dans le cas d’un divorce par consentement mutuel (à l’amiable), les parents se sont préalablement mis d’accord sur ses modalités.

Au niveau légal, seuls les deux parents bénéficient de l’exercice de l’autorité parentale . L’autorité parentale concerne les enfants mineurs. En principe, lorsqu’un couple se sépare, l’autorité parentale reste conjointe. Toutes les décisions importantes relatives à l’enfant doivent être prises conjointement par les époux (choix philosophique et religieux, choix scolaire, etc.).

Maître Sarah Satti
Barreau de Bruxelles

Maître Sarah Satti

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Maître Sarah Satti, avocate au Barreau de Bruxelles, pratique exclusivement le droit de la famille. Elle accompagne ses clients dans toutes les procédures familiales avec rigueur et bienveillance.

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